Peter Chaak

Maoki Ga

Publié le 06/08/2016

Maoki Ga, roman d'autofiction, n'était pas nécessairement destiné à être lu quand j'ai commencé à l'écrire en 2009. C'est l'histoire d'un père, trop tôt séparé de sa fille. Ce simple exutoire littéraire, fragments de vie si brefs qu'ils relèvent presque du cliché photographique, devait s'arrêter précocement au premier anniversaire de la petite Giulia. Après cette échéance, je poursuis néanmoins pour finaliser la rédaction de mes notes, et la vie qui continue m'apporte de nouvelles expériences que je veux ajouter à l'édifice.

Les années passent et le récit s'étoffe. Je me vois contraint d'organiser le tout en chapitre, de commencer à réfléchir à l'accumulation des textes comme un tout. La question de la fin me turlupine : dois-je finir arbitrairement à une date butoir ou trouver un évènement marquant qui constituerait une fin logique ?

Après six ans d'écriture (dont une dernière année particulièrement productive), le besoin de partager mon histoire se fait cruellement sentir. Mes premiers lecteurs sont émus mais perdus dans le fouillis des chapitres qui se succèdent sans transition ni chronologie. L'idée d'en faire quelque chose de plus lisible fait son chemin. Je reprends donc la plume, modifie l'ordre des chapitres, ajoute des titres, et saupoudre le tout d'informations pour aider le lecteur néophyte à suivre la trame du récit.

Neuf années après la naissance de Giulia, le texte initial a mûri et grandi. La contextualisation du cœur du récit, par le passé ou vers le futur, lui a donné un sens au-delà de la transcription du déchirement paternel.